
Depuis un an, presque chaque jour, je découpe des revues, des journaux, des magazines, des livres d’art. Je ne respecte plus rien. Je raye, je souligne, je coupe des têtes. Je décide du destin de troupes, de bateaux, de mondes gouvernés par des femmes, où le règne animal devient leur unique partenaire.
Une année dans un nouveau quartier, faite de conversations en terrasse, de philosophie élastique et d’histoires qui se transforment en collages ; de sentiments assemblés à la colle blanche et de révolutions contenues sous une couche de vernis.
Cet univers de tissus et d’acrylique arrivera en juillet à La Camaraderie, un lieu généreux, ouvert aux idées, aux échanges et à la solidarité.
Pour l’occasion, je serai accompagnée de deux artistes latino-américains : Hermes Méndez, du collectif 4to Mundo Art Code, qui anime depuis quelque temps déjà une partie de mon travail, et Mammillaria DJ, qui nous fera voyager à travers ses paysages sonores, mêlant enregistrements de terrain et créations numériques.
Plus qu’une exposition, il s’agit d’une ouverture sur le quartier : faire sortir l’atelier de son espace de refuge et de sécurité pour proposer une expérience 4D où l’image, le son et le mouvement prennent vie ensemble.

