IV

*français ci-dessus*

Anoche me costó dormir y como siempre tuve sueños complicados que luego intento retener y en el esfuerzo es el insomnio el que se instala y el cuerpo el que se incomoda. Cuando al contrario logro volver a dormir otro sueño toma la plaza del primero y ya no sé adonde empieza uno y donde sigue el otro. Todos los mundos se vuelven posibles como si las realidades hasta ayer paralelas decidieran copularse fuera de control.

Caminaba por una avenida, en una esquina me detuve para cruzar la calle pero el semáforo a medida que pasaba el tiempo se alejaba. Del otro lado de la vereda un hombre me miraba de manera penetrante, por unos minutos dudé, pero yo tenía que cruzar. Así que decidí tirarme a la calle antes de que los autos estuvieran más cerca. Podría tratarse de una calle de Marruecos…

A medida que avanzaba hacia la vereda opuesta intentando mantener la entereza sin correr, esta se alejaba y eran los autos quienes se iban acercando. Pensé que nunca podría llegar al otro lado, puse un pié en el cordón, respiré y seguí. El hombre continuaba mirandome sin bajar la vista, con la mirada fija en mi, mezcla de inspector y psicópata. No supe por qué pero cruzar de esa manera una calle vacía fue todo un desafío y yo el ser osado que nunca fui. Seguí rápido mi camino y ya no supe de esos ojos que engendraban temor.

Minutos después vi a un grupo de policías que se dirigían derecho a reprimir emigrantes, eran asiáticos. Yo traté de no mirar y proseguir mi camino, de no meterme en el asunto. Algo urgía y yo tenía que llegar. Entonces fue que entré en un sitio que se parecía a una universidad pero luego de pasar algunos pasillos se transformó en una cárcel. Tuve que dar explicaciones para seguir adelante y que me dejaran llegar al patio.

Ya en el patio me vi parada, de mi mano derecha pendía una jaula y en ella un gato blanco. Un militar se acercó y me ordenó que lo soltara. Tuve que hacerlo para seguir adelante. El gato huyó…

Seguí pasando puertas y al llegar a un segundo patio estaba mi hermano junto a Fabricio, su amigo de la infancia. No puedo asegurarlo pero creo que Fabricio estuvo siempre allí. Nos miramos con cautela y complicidad, mi hermano se iba a convertir en mariposa. Le dije que no tenía nada que temer aunque era yo la que estaba muerta de miedo. Le expliqué que solo iba a cambiar de vida pero que nosotros siempre lo ibamos a seguir queriendo. Cuando se empezó a transformar me desperté, amarillas eran sus alas.

Desde la colina los sueños se repiten entre los paisaje y yo agradezco el sol e intento entender.


Cette nuit j’ai eu du mal à dormir et comme toujours j’ai eu des rêves compliqués que j’essaye de retenir, et dans cet effort, l’insomnie s’installe et le corps se sent inconfortable. Quand finalement j’arrive à me rendormir, un autre rêve prend la place du premier et je ne sais plus où commence l’un et où continue l’autre. Tous les mondes deviennent possibles comme si des réalités jusqu’hier parallèles, décidaient de se mettre à copuler sans aucun contrôle.

Je marchais sur une avenue quand je m’arrêtai à un carrefour pour traverser la rue mais à mesure que le temps passait, le feu s’éloignait. De l’autre côté de la rue, un homme me regardait de manière pénétrante, j’hésitai quelques minutes mais il fallait que je traverse. Donc je décidai de descendre sur la chaussée avant que les voitures ne s’approchent. C’était peut-être une rue au Maroc…
Pendant que j’avançais vers le trottoir d’en face en essayant de garder le rythme sans courir, il s’éloignait de plus en plus et les voitures se rapprochaient. Je pensai que jamais je n’arriverais de l’autre côté, je posai un pied sur le rebord, pris une inspiration et continuai. L’homme continuait à me regarder sans baisser les yeux, le regard fixé sur moi, un mélange d’inspecteur et de psychopathe. Je n’ai pas su pourquoi, mais traverser comme ça une rue déserte fut comme un défi et fit de moi l’être intrépide que je n’ai jamais été. Je continuai mon chemin en vitesse et je n’ai plus rien su de ces yeux qui m’effrayaient.

Quelques minutes plus tard, je vis un groupe de policiers qui se dirigeaient tout droit à l’assaut d’un groupe de migrants, des asiatiques. J’essayai de ne pas regarder et de continuer mon chemin, de ne pas me mêler de ça. Il y avait une urgence et il fallait que j’arrive.
C’est alors que je suis entrée dans un endroit qui ressemblait à une université mais qui, une fois passés quelques couloirs, se transformait en une prison. J’ai dû donner des explications pour pouvoir continuer à avancer et qu’on me laisse arriver à la cour.

Une fois dans la cour, je me fais arrêter. Ma main droite tenait une cage où se trouvait un chat blanc. Un militaire s’approcha et m’ordonna de le libérer. Ce que j’ai dû faire pour pouvoir continuer. Le chat s’enfuit…

Je continuai à franchir des portes et en arrivant dans une deuxième cour, il y avait mon frère avec Fabricio son ami d’enfance. Je ne peux pas l’affirmer mais je crois que Fabricio était là depuis toujours. Nous nous sommes regardés avec prudence et complicité. Mon frère allait se transformer en papillon. Je lui dis qu’il n’avait rien à craindre, alors que c’était moi qui étais morte de peur. Je lui expliquai qu’il allait seulement changer de vie, mais que nous continuerions toujours à l’aimer. Quand il commença sa transformation, je me réveillai. Ses ailes étaient jaunes.

Depuis la colline, l’écho des rêves résonne entre les vallées. Je remercie le soleil et j’essaye de comprendre.

Texte : Valentina Viettro
Traduction : Stephanie Bernoux 

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